L'histoire du BIMBY

De BIMBY, le wiki
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2016 - 2019 : engagement des travaux de r&d de type développement expérimental et test des premiers prototypes d'« opérations BIMBY »


« Notre première opération a commencé à Périgueux en 2016 : nous nous sommes donné un laps de temps de 30 mois avec un objectif de production de 100 nouveaux logements dans les jardins des habitants de la ville. Pilotée par Villes Vivantes pour le compte de la ville, l’opération BIMBY prend la forme d’un service de conception proposé à tous les propriétaires souhaitant faire évoluer ou transformer leur patrimoine. 250 porteurs de projets sont entrés dans l’opération BIMBY et, au bout de 30 mois et de multiples ajustements de notre protocole d’intervention, ce sont bien 101 projets qui se sont concrétisés.

Pour faire aboutir ces projets, nous avons dû inventer de « nouveaux métiers » : des métiers capables de faire passer des centaines de porteurs de projet de l’idée à sa réalisation : accueillir de nouveaux voisins dans leurs jardins. Ces métiers opèrent en équipe, comme dans une école, une brasserie ou un sport collectif : nos équipes reçoivent un grand flux de personnes qui apportent leurs idées, leurs besoins, leurs problèmes et leurs projets.

C’est à partir de cette matière première que les équipes de Villes Vivantes opèrent et conduisent ce flux vers un scénario de densification douce qui va permettre le retour des familles en ville, mais aussi l’adaptation des logements pour les personnes âgées. »[1]


2013 - 2019 : poursuite des travaux de recherche appliquée et multiplication des « démarches BIMBY »


« Initiée par des acteurs publics et privés sur le territoire d’une cinquantaine de collectivités en France, la démarche BIMBY se développe aujourd’hui bien au-delà des travaux de recherche publique qui l’ont vu naître. Si le concept constitue une réponse innovante à la crise du logement, conjuguant l’aspiration des Français à vivre en maison individuelle et les impératifs de densification de nos espaces urbains, elle est aussi originale dans sa mise en œuvre. BIMBY est en effet l’une des premières démarches « open source » dans son domaine. Support de cet urbanisme collaboratif, la plateforme WikiBimby a été mise en ligne durant l’été 2015. Elle met à la disposition de tous, professionnels, élus, étudiants ou citoyens, les résultats des opérations pilotes menées jusqu’ici. Ceux et celles qui expérimentent ces dispositifs, outils et méthodes, et souhaitent s’impliquer dans leur développement, sont invités à contribuer. »[2]


2009 - 2012 : le projet de recherche appliquée ANR BIMBY


« À la suite de nos travaux d’étudiants, puis de plusieurs tentatives infructueuses de lancer une étude sur la "densification pavillonnaire" au sein des groupes de travail du ministère de l’Écologie, cet appel à projets de l’ANR nous est apparu comme l’un des derniers tremplins accessibles pour poursuivre l’exploration des quelques pistes de travail, prometteuses, que nous avaient laissé entrevoir nos premiers travaux sur le sujet.

  1. Considérer l’étalement pavillonnaire d’hier comme un investissement déjà réalisé : les tissus pavillonnaires occupent de vastes territoires déjà viabilisés ; ces lieux ne sont-ils pas aujourd’hui stratégiques pour opérer une densification efficace du point de vue économique ?
  2. Voir la pression foncière grandissante comme une opportunité : amplifiée par les politiques de lutte contre l’étalement urbain, ne fait-elle pas des propriétaires actuels de maisons individuelles des producteurs de foncier à bâtir en puissance, dans des secteurs souvent déjà desservis par les transports en commun ?
  3. Redonner un rôle fort de maître d’ouvrage à l’habitant : pourquoi ne permettrait-on pas aux propriétaires de maisons de détacher et de valoriser une partie de leur terrain comme nouveau terrain à bâtir, afin qu’un autre ménage puisse y construire un logement supplémentaire pour ses propres besoins ? » [3]


2005 - 2008 : les prémisses


« L’évolution des lotissements de maisons individuelles est une question qui concerne toutes les périphéries urbaines françaises. L’élévation des prix du foncier, corrélative à une volonté de maîtriser l’urbanisation diffuse, pose avec acuité la question d’une densification douce des lotissements existants, qui répond, elle aussi, à la préoccupation de faire la ville sur la ville. » [4]

« Le vieillissement de la population, l’augmentation des familles monoparentales, l’évolution des modes de travail, l’évolution du poids de l’investissement immobilier dans le portefeuille des ménages, sont autant de phénomènes qui renforcent l’idée que le caractère statique du capital immobilier attaché à la maison individuelle gagnerait à évoluer. » [5]


Notes